Foire de la Madeleine à Montesquiou et race bovine Mirandaise

Joug

Les foires étaient au Moyen Age un moteur économique important et des lieux de forte sociabilité ; à Montesquiou il en existait jadis trois différentes mais sa foire aux bestiaux avait déjà grande réputation à la fin du XIIIe s.

Initialement implantée sur le « mercadiou », au pied sud du château, elle s’établira à la Garenne en 1538 pour s’y tenir durant quatre siècles encore.
On n’en sait pas plus sur cet évènement commercial d’alors et on doit faire un grand bond dans l’histoire pour découvrir, avec l’érudit local Cyprien Lacave Laplagne Barris, la situation au milieu du XIXe s., lorsque le village atteint son apogée démographique avec plus de 2 000 habitants : les affaires y atteignent un chiffre considérable et  « les gens du fond du Languedoc et de la Bigorre s’y rencontrent chaque année en grand nombre ».

La foire se tenait en deux temps : d’abord le marché des bêtes à laine le 21 juillet dans la soirée, la nuit et la matinée du 22 ; ensuite, le 22 juillet (jour de la Sainte Madeleine) vers midi, le marché au bétail. On pouvait y voir jusqu’à 5 ou 6 000 têtes, tous animaux confondus. Nombre de bovins vendus repartaient par voie ferrée via la gare de Mirande et plus tard par celle de L’Ile-de-Noé.